mardi, septembre 02, 2008
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.J'ai fait la connaissance de RB pour la première fois dans une
station balnéaire durant l'été 1991. Elle était la sœur d'un de mes
amis, SB. Un ami de foot, surtout. SB devait avoir à peu près dix ans
de moins que moi. RB était une femme excitante. Elle avait aussi une
toute petite cervelle.
Je crois qu'elle a dû s'installer à Bordeaux durant l'été 1992 pour
faire des études de philosophie. Je ne sais plus quand je l'ai reçu
chez moi à Paris ou quand elle m'a reçu chez elle à Bordeaux, cette
ville d'une nullité à pleurer... Mais je peux déjà vous dire une
chose: un an après "l'explication de texte" chez G, le phénomène
mystérieux qui m'avait interloqué si fortement s'est reproduit. A
cette époque-là, nous étions en septembre 92 et RB se sentait un peu
seule pour la première fois de sa vie loin de chez sa maman. On
s'appelait donc régulièrement.
Un soir, après une journée harassante, je reçois un coup de fil:
- Eh, dis-moi, qu'est-ce qui te prends de m'insulter aussi
vulgairement sur mon répondeur?
- Qu'est-ce que tu me chantes? Je ne t'ai pas téléphoné depuis deux
jours et je n'ai laissé aucun message sur ton répondeur...
- Arrête ton char! Je sais reconnaître une voix. C'est ta voix, ne me
prends pas pour une idiote!
- OK. Fais-moi entendre l'enregistrement. Je veux entendre ça.
- Bon...
Les grésillements du répondeur. La même voix, la même... Pleine de
haine, agressante:
- Con, va...
- Pourquoi est-ce que tu m'as laissé ça? Enfin, explique-toi...
Alors, je lui ai raconté. Raconté la première fois. La première
apparition de ce phénomène dans ma vie l'année précédente chez G...
J'ai essayé d'analyser le phénomène. D'abord, une quasi-certitude: la
portée de ce phénomène n'a probablement pas de limites. Le premier
message fut reçu par mon médecin qui exerce à un kilomètre et demi de
chez moi. Mais de Paris à Bordeaux, il y a bien 500 km! Et j'ai le
sentiment que si Kim avait habité à Rome, Londres, New-York ou San
Francisco, elle aurait reçu ce message de la même façon.
La deuxième constante qui s'est imposée à moi, c'est le fait que ce
phénomène paranormal ne se produisait qu'en cas de forte émotion. J'ai
commencé à le suspecter dès l'incident avec Kim. Les émotions fortes,
mais aussi les sensations émotives, le stress intense, les désirs
sexuels, l'amour, la haine, l'agressivité, tout ce qui est du registre
des émotions fortes, très fortes, marquent chez moi un état de
déstabilisation affective qui "ouvre une porte" permettant l'intrusion
de ce phénomène. Les années qui suivirent allaient largement confirmer
ce premier diagnostic: pour qu'ils se produise, ce phénomène a besoin
d'une forte déstabilisation émotionnelle. Et bien sûr, il faut que
cette déstabilisation soit réelle, "vraie", spontanée, et en aucun cas
artificiellement créée.
jeudi, juillet 03, 2008
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1991 ; ça fait déjà loin, hein !? C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience du phénomène qui tourne autour de moi. Je crois que confusément, je le pressentais auparavant sans y croire réellement ; sans vouloir y croire. On ne croit pas à l’impossible, à l’extraordinaire. On le refuse même s’il est là à s’ébrouer sous vos yeux comme l’éléphant – rose – dans le magasin de porcelaine.
Au printemps 1991, j’allais à une consultation de routine chez mon médecin. Appelons le “ G ”. Dés que je fus assis, G me demanda la raison de mon message téléphonique. Or de message téléphonique, il n’y en avait aucun de ma part vers G, à ma connaissance… G commença à froncer les sourcils et je commençai moi aussi à m’énerver. Quel baratin me jouait-il là ? Il me demanda si j’avais bu le jour où je lui avais laissé ce message. Non, je n’avais pas bu. Je ne bois pas d’alcool. Tout le monde le sait! Je le sommais de me faire écouter cette bande audio “ d’outre-tombe ”… Et là, ma surprise fut totale : sur cette bande se détachaient quelques mots très précis, et ces mots étaient prononcés avec ma voix, je la reconnaissais très bien – et G aussi bien sûr… “ Espèce d’enculé ! ”. Comment aurais-je pu téléphoner à mon médecin pour lui laisser une insulte si basse sur son répondeur ? Ce n’était pas moi ; oui, c’était ma voix mais je n’avais pas dit ça ; je n’avais pas téléphoné. Et pourtant le message était là, bien réel et bien sonore.
Malaise. Qui avait envoyé ce message ? A la demande de G, j’échafaudais une théorie : que des pensées inconscientes de mon cerveau se soient échappées et aient atterri sur son répondeur. Heureusement que j’écris anonymement sur Internet, hein ! Eh bien oui, voilà ce que j’ai proposé comme explication ; elle me semblait tenir la route. G s’est marré en me disant que j’avais trouvé un moyen de feinter les télécoms. Oui, oui, peut-être. Mais à partir de ce moment-là, le fantastique est entré dans ma vie et il n’y est plus sorti depuis.
Et je cherche toujours des réponses. Vous en avez ?
samedi, mai 31, 2008
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Qui suis-je ?
Un être humain de la planète Terre. Oui, OK. Mais quelle sorte d’être humain? Quel genre d’être humain? Un être humain comme les autres ? Y en a-t-il d’autres, des comme moi? Je suppose que oui. Je suppose qu’il y en a beaucoup d’autres. Et je suppose que la plupart font comme moi : ils se taisent. Car moi, en me révélant au grand jour sur Internet, je fais comme eux : je me tais. Celui qui raconte tout est bien caché au cœur de l’anonymat – relatif anonymat, anonymat dévoilé en jeu de piste, vrai-faux anonymat…
J’ai toujours été attiré par le merveilleux. Aussi loin que je remonte dans ma vie, mon enfance, mon adolescence… Et de même j’ai toujours été une personne incroyablement peureuse. Quelqu’un ayant peur de son ombre, jusque à encore aujourd’hui. C’est vrai.
Je me rappelle… Vaguement dans les limbes, j’avais deux ou trois ans ; j’étais avec ma bonne dans ce pays bordant cette mer que je chéris d’entre toutes les mers du globe. Je me rappelle de cette voix qui m’appelait par mon prénom : trois consonnes et deux voyelles. Cette voix, elle était forte, elle était noire, celle d’un ogre ou d’un esprit, je ne sais pas, mais je me rappelle que j’avais peur, j’avais peur et ma bonne essayait de me consoler. Qu’est-ce que je raconte là ? Un faux souvenir ? Un fait réel ? Mais alors d’où venait-elle cette voix ? Et si elle était réelle, n’y avait-il que moi qui l’entendais? Je ne sais pas…
Contentez-vous en pour aujourd’hui. De toute façon, ici vous trouverez plus de questions que de réponses. Les réponses, c’est vous qui allez me les donner.
mercredi, mai 14, 2008
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L’histoire que je vais vous conter est réelle. Ce n’est pas un roman, ce n’est pas une fiction. C’est une transcription qui sera la plus honnête possible d’événements ayant commencé en 1991 (et peut-être avant… Je m’expliquerai sur ce fait) et continuant à l’heure actuelle. Dans la mesure où ces événements sont réels et impliquent des êtres vivants et non des personnages de fiction, aucun nom propre ne sera donné et de multiples alias seront utilisés. A commencer par mon identité que je me refuse à dévoiler. Ce n’est pas que je sois un maniaque du secret ; je suis persuadé d’ailleurs que les multiples pistes que je laisserai dans mon texte seront étudiées, recoupées, et finalement peut-être aboutiront-elles à la source, c’est-à-dire moi. Mais si je suis débusqué, je nierai, bien sûr. Je nierai tout. C’est un travail de travestissement mais aussi un travail de dévoilement. C’est complexe. Mais la situation ne l’est-elle pas ?
J’ai décidé d’écrire parce que j’ai pu vérifier que parler ouvertement de phénomènes paranormaux autour de soi est dangereux. Dans une société hyper-rationaliste, on a tôt fait de vous prendre pour un dingue ou un affabulateur ou Dieu sait quoi. Mon anonymat me protège. Mon texte me protège. Parler à des millions d’inconnus comme vous c’est un peu comme parler à personne