mercredi, janvier 11, 2012

34

Alors arrivés à ce point du récit, vous devez en avoir compris le point central: nous ne sommes pas l'espèce la plus forte ni la plus évoluée sur cette Terre. Il y en a une autre au-dessus de nous et elle est immensément plus forte que la nôtre. C'est peut-être triste à savoir, dur à encaisser, c'est vrai, mais c'est la réalité. Alors, sachez-le. L'idéal est que toute l'espèce humaine puisse le savoir. Et qu'on puisse essayer de survivre tout en le sachant; et qu'on puisse garder la tête haute; nous ne sommes peut-être pas beaucoup plus que l'animal et il y a probablement dans l'univers d'autre espèces, plus vieilles que la nôtre et incommensurablement plus fortes, comme celle qui nous domine en secret ici... Mais nous n'avons pas à rougir de ce que nous sommes et de ce que nous avons fait. Nous survivrons. Et nous évoluerons. Nous aussi...


Mon pays est malade de la politique... Il y a quelques jours, deux politiciens de bords diamétralement opposés sont fimés en train de se positionner pour une mesure (la même) et contre la même mesure (la même)... A des époques différentes... Histoire de montrer qu'en politique, on peut tout dire et son contraire et réciproquement... Personne - ou presque - ne relève ces contradictions; et même si elles sont relevées, elles sont vite oubliées, laissées de côté.

La voix a dit alors "Ils ont vraiment la mémoire courte en politique". Sic.

Rien d'exceptionnel donc; oui, c'est vrai; les gens ont l amémoire courte en politique. Un politicien peut dire tout et son contraire quelques mois, quelques semaines, quelques jours même? plus tard... Personne ne s'en émeut.

 

Mais ce n'est pas qu'en politique. L'espèce humaine à l amémoire courte pour TOUT.

A part une minorité; dont je suis, vous vous doutez bien.

Voilà; c'est court; mais je ne suis pas très inspiré; n'oubliez pas que ce récit suit leurs interventions. Ils s'expriment. Je les écoute. Je retranscris. Ils la ferment? Moi aussi. Mais j'i l'intuition que ce récit continuera encore très longtemps.

Tout ceux qui me parlent - personnes décédées, entre autres, plus cette espèce invisible et immatérielle mais bien présente autour d enous continueront encore un certain temps.

Les premiers sont probableùment seulement des âmes en peine qui ont désespérément besoin de parler à un vivant. La plupart du temps pour dire des conneries. les fameuses âmes du "bas astral", tous les nuls décédés, pouivrots, dingues, marginaux, et compagnie. Avec moi, il sont un public qui peut écouter; alors, ils déblatèrent.

Les autres par contre... Que veulent-ils? Ils se sont signalés à moi en tout cas. OK. Vous existez.

lundi, novembre 21, 2011

33

Il y a quelques jours à la librairie... Je surfe entre les rayons m'attardant à l'ésotérisme... Je n'arrive pas à voir tout le rayon ésotérisme car un homme prend toute la place, genre crâne rasé à la Barthez, il bouche le dernier coin. De l'autre côté du coin, un autre homme jette un œil sur les livres du rayon religion; même look Barthez; peut-être un couple gay? En tout cas, je laisse tomber le rayon ésotérisme n'étant pas déterminé à attendre Barthez 1, je file au rayon politique; au moment où je commence à tourner le dos pour partir, j'entends Barthez 2 dire:

  "Ah, tu t'intéresses au chat de Schrödinger?"

Je me retourne vaguement; bien sûr, je n'ai pas vu Barthez 2 prononcer ces paroles; je n'avais pas vu ses lèvres bouger puisque j'avais le dos tourné. Mais je n'avais pas de doute à ce sujet; situation banale. Crâne rasé 2 à parlé à crâne rasé 1. Banal. Je vais vers le rayon politique; et je regarde toutes les biographies politiques, le rayon histoire...Et je commence à partir; et puis je fais une chose que je ne fais jamais quand j'ai fait mon tour dans cette librairie; d'habitude, je fais toujours le même parcours dans ce coin des lettres-sciences humaines: généralités/Politique étrangères/Esotérisme/Histoire/Politique nationale, et je me casse; là je ne sais pourquoi, je reviens sur mes pas; j'étais frustré de ne pas avoir pu tout voir dans le coin ésotérisme occupé par Barthez 1; et je rebrousse chemin vers l'ésotérisme mais là je passe par le couloir sciences; et dans le couloir sciences, je retombe sur Barthez 2. Et Barthez 2 n'était pas du tout avec Barthez 1. Barthez 1 s'était cassé. Barthez 2 n'est pas du tout gay d'ailleurs parce que je vois, couchée par terre, une petite fille qui lit... Et Barthez 2 s'adresse à elle, lui disant grosso modo, "allez, on rentre à la maison?". Et là je m'aperçois que la voix de Barthez 2 n'est pas du tout semblable à la voix qui a dit:

"Ah, tu t'intéresses au chat de Schrödinger?"

Alors, je m'arrête et je fixe le livre devant moi, un livre consacré à la survie - où à l'extinction - de notre humanité.  Je préfère écrire "notre humanité" plutôt que l'humanité; parce que je pense que d'autres humanités existent dans l'univers - ou dans le Multivers; mais on approfondira ce débat plus tard... Je regarde un autre livre, et je l'ouvre; ce livre à pour titre métaphysique quantique; je ne suis pas trop branché sciences dures ni même philosophie. Je l'ouvre, je feuillette, et puis je lis le titre d'un chapitre:

" Le chat de Schrödinger." Putain.

Alors je feuillette le chapitre. J'ai compris qu'"ils" se sont encore manifestés. Mais là c'est important. C'est plus important que d'habitude. Pourquoi? Parce qu' "ils" ont parlé "à voix haute", de façon très intelligible, DANS LA PIECE; pas à travers le son d'un poste télé, radio, d'un ordinateur, d'une bande magnétique comme cela s'est passé, se passe, et se passera encore. Non. DANS LA PIECE. DANS "L'AIR" si vous préférez. Et si cela m'a moins impressionné que chez mon élève ou que chez le coiffeur (comme on dit "voir chapitres précédents"), c'est bien parce qu'on départ, je l'ai confondue avec une voix humaine, celle du client de la librairie...

 Alors qu'est-ce que je peux en tirer? Qu'est-ce que vous pouvez en tirer? Eh bien je peux vous dire déjà là encore ce que j'ai déjà écrit plus avant (on va peut-être penser que je tourne en rond où que je radote...), ils maîtrisent le temps comme personne... Ils savaient ce que j'allais faire 3 minutes plus tard alors que moi, je ne le savais pas! Et ils connaissent tout ce qui va se passer par la suite dans ma vie jusqu'à l'heure de ma mort...Et peut-être même au-delà... C'est un peu triste de penser que ces êtres savent tout de ma vie passée, présente, et future, alors que moi, je ne sais rien de ce futur, mon futur... Mais c'est ainsi; ces êtres ne sont pas Dieu, oh non! Mais ils sont omniscients. Plus omniscients que les hommes du vingt-et-unième siècle en tous cas. La seule différence avec vous, mes braves, c'est que moi, ils veulent que je le sache.

Eh bien voilà, je le sais. Est-ce que cela m'avance plus que vous? Non. La seule différence entre vous et moi, c'est que vous, vous croyez vivre dans un monde clair, simple, balisé, une vraie petite aquarelle... Le village d'Astérix entouré de camps romains... mais moi, je sais qu'il est inimaginablement plus extraordinaire que vous le croyez, votre petit monde balisé. Votre bar-tabac-PMU que vous appelez la Terre est sur écoutes, est sous surveillance vidéo, son internet est piraté et ses clients fichés, pesés, baisés, enlevés, manipulés, évalués, alors qu'ils croient simplement boire leur pastis sur le zinc. Eh non, mes amis, le monde est infiniment plus mystérieux. Nous ne sommes pas seuls. Et nous sommes assignés à résidence, sous surveillance plus que discrète mais bien réelle. Nous sommes tous des Aung San Suu Kyi. Mais vous, vous ne le savez pas, heureux mortels qui croient vivre libres. Mois je suis une Aung San Suu Kyi qui est bien au fait de son état de surveillée, fichée, évaluée, soupesée...

Ils veulent que je le sache. Eh bien, OK. Je sais. Quel est leur dessein? Que me veulent-ils? Veulent-ils des "relais" ici, parmi vous? Des "représentants", des "correspondants", des "collaborateurs"? Est-ce une façon d'initier un premier contact qui doit se faire doucement... Doucement... Très doucement... A la vitesse de l'escargot.. "Surtout ne pas les effrayer... Ils sont très peureux... Les habituer lentement.. Tranquillement, à notre présence... A la réalité de notre existence... Un par un... Sur 7 milliards, on a le temps pour se faire connaître, hein! On s'en fiche, nous, on ne compte pas en années mais en milliards d'années.. Surtout ne pas traumatiser leur petit monde, leur petite planète, leur petit peuple. Ils se croient seuls au monde face aux espaces infinis... Ne dissipons pas cette illusion trop vite, ils pourraient être traumatisés, voir leurs structures sociales, politiques, économiques, culturelles, religieuses, exploser, comme les Espagnols firent exploser les aztèques, les Incas... N'oubliez surtout pas une chose, il se croient bien seuls, perdus sur une petite planète bleue, seuls êtres intelligents dans l'immensité de l'Univers. Leur dire qu'ils ne représentent pas plus que des fourmis sur une motte de sable, entourés d'êtres infiniment plus forts qu'eux, ça LES TUERAIT! Alors allons-y tranquille; choisissons les plus ouverts d'entre eux, et faisons-leur comprendre d'abord à eux, que nous sommes là; et quand ces hommes "ouverts" seront de plus en plus nombreux, quand le dernier humain à être convaincu de notre existence sera prêt à nous entendre, alors toute l'humanité de la Terre aura compris notre réalité... prenons le temps, ce monde est fragile..."

C'est ce que vous faites avec moi, n'est-ce pas?

Cette histoire de chat de Schrödinger, à quoi ça rime? De quoi ça cause? Je savais vaguement de quoi ça traitait mais sans plus... Donc j'ai regardé de nouveau  mais je l'ai regardé avec mes yeux, je ne suis pas un scientifique, encore moins un philosophe ou un physicien - et la métaphysique n'est pas non plus ma spécialité. Je suis comme je suis - I am what I am - je suis un littéraire, le pli est pris depuis longtemps; mon inné et mon acquis sont dans cette âme de littéraire, qui est perdue ailleurs; j'ai lu le wiki, alors amusez-vous vous aussi:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schr%C3%B6dinger

 Je la relirais; qu'est-ce que j'en retire a minima à 2h10 du matin quand mon esprit est de plus en plus embrumé? Que le fameux chat peut être vivant dans un plan et mort dans un autre - théoriquement. Pareil pour les particules qui composent l'univers... etc. Peut-être y reviendrais-je. Ou peut-être pas... Si vous voulez schématiser, expliquer, simplifier, allez-y, il y a l'espace pour les commentaires; si vous voulez expliquez le chat, allez-y, donc, c'est pas fait pour les chiens.

Donc je vois dans ces interventions souvent ce que je veux y voir, faute de plus d'informations... J'interprète comme je peux.

 A la sortie du métro, il y a quelques jours, devant un McDo quelques minutes avant mon cours. Je crève de faim; et je ne vais pas passer deux heures dans cet état. Je m'arrête au McDo. Je vais me prendre un hamburger. Le guichet est extérieur et ça ne prendra que quelques secondes; alors je fais la queue; et puis non décidément, un hamburger ne va pas me rassasier suffisamment; je vais prendre un filet de poisson. Un filet de poisson au McDo, c'est un hamburger mais à la place d'un steak haché, il y a un morceau de poisson pané. Entouré de deux demi-pains un peu plus gros, avec une sauce grasse et abondante; ça rassasie nettement plus que le petit hamburger; alors je le commande. À ma droite, une femme noire d'une quarantaine d'années avec sa file d'une dizaine d'années... Dès que j'ai pris mon hamburger, j'entends: "t'es dégueulasse!". Très rapidement, je comprends que le timbre de la voix féminine entendue n'est pas "raccord" avec la dame noire un peu forte d'une quarantaine d'années. Non, C'est une voix fluette, celle d'une adolescente  - blanche plutôt - autour d'une quinzaine d'années... Or il n'y en a pas de ce style autour de moi à ce moment-là. Alors?

Je marche vers mon cours et je tiens le hamburger dans ma main. Le vent fait sauter l'emballage et la sauce bien grasse et huileuse me coule dans la main complètement poissée comme après une bonne branlette bien chaude... Alors?

Alors... Alors... Les rationalistes de tout bord pourront cirer à la folie mais je réitère ce que j'ai déjà écris dans un chapitre précédent (Relisez le chapitre 20). Le contenu du message est sujet à une double interprétation. Il y a un autre message implicite caché sous le message premier et c'est cet autre message qui est réellement important. Pas le premier qui n'est qu'une provocation gentille amenant à réfléchir...  Le vrai message est donc le suivant, déjà donné auparavant donc par ailleurs: "Nous savons tout de ton futur. Nous savons ce qui va t'arriver dans 5 minutes (la sauce branlette au poisson qui te poisse toute la main droite...); nous savons ce qui va t'arriver dans 6 mois, dans un an, dans dix ans, dans 25 ans et 4 jours, Nous connaissons le jour de ta mort, son heure, et la façon dont tu mourras; rien de ce que tu fais, de ce que tu as fait, de ce que tu feras ne nous est étranger. Nous pouvons mettre le curseur où nous le voulons. Nous ne voyageons pas dans l'espace-temps. Nous transcendons l'espace-temps. Nous sommes l'espace-temps." Alors, mon pote? " Le chat de Schrödinger."? Qu'est-ce que j'y vois dans tout ça? Ils tiennent à me faire comprendre que le temps pour eux n'est pas à une dimension, du passé vers le futur, comme pour nous, mais qu'ils le maîtrisent à un point tel qu'il représente pour eux une espèce de véhicule où ils peuvent se fixer à n'importe quelle époque, n'importe quand, n'importe où; quel est leur rayon d'action? Du big bang, du mur de Planck 10-43 secondes jusqu'à la fin des temps (si fin des temps il y a ce dont je doute)? Extraterrestres, humains du futur, êtres adimensionnels, quels qu'ils soient, ces êtres, le futur leur est connu, notre futur, mon futur, votre futur...

Alors... Alors... Alors, je ne suis peut être qu'un littéraire, un artiste, un écrivain, un névropathe qui interprète ses propres fantasmes et qui ne sait pas compter au-delà de 2 + 2. OK. Mais j'ai mis le doigt sur quelque chose de réel, de fort, de transcendant, je l'ai deviné avec ma petite cervelle d'oiseau; oui je l'ai deviné et je sais que je suis dans le vrai et pas un psy ou des psys de bazar pour qui rien que le fait de croire en Dieu est un signe de pathologie a-cartésienne. J'ai mis le doigt sur quelque chose. Et ce quelque chose me donne la quasi-certitude que le temps n'est pas linéaire, que le futur existe, que le passé coexiste avec notre présent; que ce livre a déjà été lu avant même l'écriture de sa première ligne, quelque part, dans notre futur. (Encore une fois, relisez le chapitre 20).(Et le chapitre 7 - vous ne serez pas déçu, c'est le meilleur....).

Et quels qu'ils soient, ils s'intéressent à moi. Pourquoi? Pour ce livre? Qu'est-ce qui les intéresse ici? Moi? Ma personne? Mon futur? Mon futur les intéresse? Peut-être sont-ils obligés de me donner la matière de ce livre parce qu'ils savent qu'ils l'ont déjà donnée avant même de le vouloir? Peut-être ont-ils deviné ainsi leurs interactions vers le passé? Vers mon présent? Et constatant ces interactions, ils n'ont plus le choix que de les confirmer au risque de transformer - même infinitésimalement - leur présent à eux? Le futur pour moi? Et peut-être ont-ils besoin de moi? Alors je continuerai à écrire et à entendre leurs messages toujours indirects, parfois stupides, parfois incompréhensibles. Jusqu'à quand? Jusqu'à ma mort. Vous voulez qu'on fasse comme ça? OK, on le fera. Et après? Et alors? Bon Dieu, mais qu'est-ce que vous me voulez?

 

lundi, novembre 21, 2011

32

Voici ma nouvelle routine, vivre en symbiose avec l'inconnu. Que puis-je faire d'autre qu'essayer de le comprendre. Seul. Ou bien avec votre aide.

Il y a quelques jours devant la télé. Blondie met sa tête à la lucarne et débite ses idées, son programme, ses obsessions, et même un peu de sa violence qu'on sent toujours sous-jacente... J'ai croisé Blondie il y a un peu plus de 10 ans. J'allais voir son père. Son père occupe un immense hôtel particulier en haut d'une colline; en bas, on voit toute la ville, un peu comme si on la survolait... Après avoir translaté dans une série de pièces, on me fit entrer; j'étais impressionné. Je croyais revoir Hitler dans son nid d'aigle; le père de Blondie en était un des rejetons spirituels et comme lui, il devait prendre du plaisir dans cette maison haut perché, rêvant à dominer le monde lui aussi... Hélas! Peine perdue... Le monde ne voulait pas de lui comme dictateur et lui n'avait aucune envie de le diriger, le monde, et son pays, encore moins... Tout ce qu'il voulait, c'était jouer l'histrion, le poil à gratter des idées malsaines, et surtout engranger l'argent, les revenus, toutes ces prébendes que ses idées et son aura lui avait permis d'engranger. Riche et célèbre. ça lui suffisait. Pas Blondie.

Blondie, je me rappelle d'elle, brièvement, en survêt', enceinte jusqu'aux yeux... Me saluant d'un hochement de tête; très loin de la Walkyrie triomphante qui frime sur les plateaux télé. Comme Bozo, elle veut dominer; comme Bozo, elle ne dominera jamais. Jamais. je me rappelle les dents carnassières de son père, pérorant devant moi, soliloquant, encore et encore, s'ennivrant de sa parole; comme Adolf Hitler dans son nid d'aigle; d'après tiout ce que j'en ai lu, tous les films, les documentaires, lui aussi aimer, pérorer, pérorer et pérorer jusqu'au bout d'une nuit quasi-blanche devant un aéropage de fidèles épuisés. "La parole nous conduit vers des horizons inconnus". Ja.

Ce qu'ils ont dit ce jour-là dans le téléviseur quand Blondie faisait son petit numéro: "c'est pas une fasciste". Et vous qui que vous soyez, où que vous soyez, dans n'importe quel espace-temps, est-ce que vous êtes des fascistes?

 

dimanche, novembre 13, 2011

31

Once again sex o'clock.

Je vous avais dit que je n'écris sur eux que s'ils se manifestent. Et que quand ils ne se manifestent pas, eh bien je n'écris pas. C'est aussi simple que ça. Et ils le savent très bien. On a donc une forme de gentlemen's agreement si l'on peut dire. Mais sachez bien une chose: s'ils devaient arrêter de se manifester auprès de moi du jour au lendemain, je m'arrêterais d'écrire sur eux. Cela pourrait être abrupt, soudain; mais j'arrêterai mon récit. Et ils le savent aussi; et je les soupçonne d'avoir encore envie que j'écrive sur eux.

 Et ça continue encore et encore...

 Il y a quelques jours devant ma télé: je regarde une série que j'adore: South Park. L'épisode du dessin animé met en scène 3 des héros du dessin animé, Cartman, Kyle, et Stan face à un aréopage de militaires américains; et pour cause, l'imagination des Américains a été attaquée par des terroristes et les militaires envisagent d'y envoyer un missile nucléaire. Et Kyle leur enjoint de n'en rien faire en leur faisant tout un speech, disant en gros que finalement si on y réfléchit bien, eh bien on peut dire que tout ce qu'on imagine est en quelque sorte réel. Si vous imaginez le père noël, il devient réel aux yeux du gosse que vous êtes où que vous êtes encore malgré votre carapace d'adulte, si vous imaginez Superman, Batman, Popeye, et même Dieu si vous voulez, en les imaginant, vous les faites en quelque sorte exister.

A ce moment-là, j'entends une voix grave - hors-dessin animé, j'en ai la quasi-certitude - qui dit: "Et moi, est-ce que je suis réel?"

Moi, je "réponds" à haute voix en disant: "avant de savoir si tu existes, il faudrait déjà savoir qui tu es?"

Car cette question n'est pas anodine. En fait, il s'agit d'une affirmation déguisée. Cela veut dire: "j'existe". Je suis un être omniscient; je ne suis pas un être humain - je suis invisible, immatériel, mais pourtant bien réel. J'existe et je suis autour de toi; et je sais tout de toi y compris tes pensées les plus intimes..."

Oui, vous existez; oui vous êtes là. Tout le temps. Vous lisez dans mes pensées. Vous connaissez l'avenir. Vous êtes omniscients, tout-puissants.

Mais ce que je ne sais pas, c'est ce que vous êtes. Oh, j'ai des idées: êtres immatériels non-humains venant d'autres dimensions, extraterrestres, humains décédés (pour certains d'entre vous), hommes du futur... Il est peu probable que vous soyez humains.

Et ce que je ne sais pas non plus, c'est ce que vous me voulez. Quoiqu'il me semble que ce que vous voulez, c'est se sustenter ou se réchauffer à l'immense feu d'énergie que je génère et que peu d'hommes et de femmes génèrent en si grande quantité, pas vrai? Ce phare dans la nuit, il vous attire comme des papillons de nuit, si chaud, si délicieux comparé aux si minuscules petites bougies que représentent les humains "normaux", les plus nombreux... C'est ça n'est-ce pas? Vous vous nourrissez de cette énergie humaine si chaude, si forte, si explosive... Et la mienne, c'est du caviar! Hein? C'est pour ça que vous êtes là autour de moi, n'est-ce pas; si je pouvais vous voir, je verrai des centaines d'entre vous autour de moi, pas vrai?

Tout cela me rappelle vieil homme aux cheveux argentés qui arpentait le boulevard Eric Besson avec un sac énorme rempli de grains; c'était pour nourrir les pigeons. Et les pigeons le connaissaient, ils savaient que quand ils le voyait arriver, c'était la bonne bouffe qui arrivait, et des dizaines d'entre eux le suivaient en marchant, attendant qu'il laisse tomber toutes ses graines en vidant son sac.

Je suis la bouffe. Vous êtes les pigeons.

Cela m'a fait un peu gamberger aussi. Cela m'a rappelé de vieilles angoisses. Angoisses métaphysiques et débiles à la fois. Petites angoisses du passé qui me remontent au nez comme de la moutarde névrotique.

 

mercredi, octobre 19, 2011

30

Du nouveau dans le landerneau de mon incroyable psyché.

Je vous laisse d'abord le rébus, tel quel. J'irai ensuite me coucher et essayer de dormir quelques heures (insomniaque). Puis demain soir, heure de chez moi, j'essaierai d'analyser ce rébus.

 "Et maman?"/"Il a dit oui tout de suite."/"Peter".

 Go on readers of the whole planet, try to decode that.

N'oubliez pas que TOUT a un sens dans l'univers même les détails les plus absurdes.

6 heures du matin; je vais aller essayer de vaincre mes angoisses dans mon lit.

 

(...) Je pense que vous allez être un peu déçu de ce post mais je vais quand même essayer de le mener à bien sans que cela soit raté.

Je suis peut-être complètement cinglé et paranoïaque (oui, je le suis un peu cependant mais ce n'est pas la question ici...)

La question ici, c'est la forme et le fond de ces messages. Vous aurez accès à la forme mais peu d'entre vous auront accès au fond. Le fond, c'est deux, trois, personnes, qui le comprendront peut-être; des personnes qui me connaissent, des personnes à qui je me suis fait connaître; des personnes donc, qui, elles, savent très probablement qui je suis puisque je me suis indirectement mais très volontairement dévoilé à elles.

  J'ai visionné une chanson d'un déjà vieux chanteur français, Etienne Geoffroy. Il chantait une chanson très nostalgique, dont le sujet était son père. Chanson qui se termine par le mot "papa..." Il avait été parodié par un comique français qui voulait un peu se moquer du ton un peu grandiloquent de cette chanson. Le comique s'appelle François Bosquet.

Pour se "venger" un peu avec ironie, le chanteur avait voulu lui "dédier" la chanson dans cette vidéo, et le comique s'est mis à tirer quelques larmes, sincèrement ému par la chanson.

Revenons aux interactions paranormales.

Sur le "papa", j'entends un  "Et maman?"

Puis quelques secondes après, j'ai entendu le  "Il a dit oui tout de suite." Vu que le comique parlait avec deux femmes et un homme dans la même pièce, il aurait pu s'agir d'un phrase prononcée par cet homme. J'ai donc revisionné la vidéo et cette fois cette phrase a été prononcée par deux fois, le phénomène a voulu me faire comprendre que c'était bien lui. "Ils" ont voulu que j'en sois complètement sûr. Car si je n'en avais pas été complètement sûr, j'aurais hésité à la retranscrire. Je vous le répète; ils lisent toutes mes pensées y compris les plus intimes. Et ils lisent aussi les vôtres au moment où vous lisez ce texte. Désolé, hein! Vous êtes vulnérables et vous ne le savez pas. Si vous voulez vous rassurer, vous n'avez qu'à penser que tout ce que je vous raconte est bidon où que c'est un roman que j'invente ou bien que je suis dingue, etc.

Viens la partie la plus intéressante: il y a quelques jours, au réveil - soit d'un matin soit d'une sieste - , j'entends un nom, prononcé dans ma chambre par une voix de femme; vous savez, j'ai remarqué que "le canal de communication" avec eux est beaucoup plus réceptif aux frontières du sommeil et de la veille, de l'endormissement et du réveil, vous pouvez penser que je vous raconte mes rêves, que je prends pour réels mes rêves et mes cauchemars; vous pensez ce que vous voulez penser de ça, moi je vous dis: c'était réel, j'étais réveillé.

Cette voix de femme, cet accent étranger, anglo-saxon, c'était fort dans la pièce, vraiment fort; je n'ai pas eu le temps d'avoir peur.

  "Peter".

Alors, les amis, je crois que j'ai parfaitement compris ce que ce rébus veut dire mais je ne vais pas vous en dire plus. je peux juste rajouter quand même une chose si vous voulez vous amuser à le résoudre, ce rébus qui pour vous tous - à l'exception de quelques personnes- restera "secret". Désolé, à moi de faire des cachotteries mais les cachotteries et les tours que je vous joue ne sont rien à côté des cachotteries et des tours qu'eux me jouent.

Alors voilà: la clé de ce rébus se trouve dans le chapitre 16. 

C'est tout ce que je peux dire pour l'instant; vous faites avec.

 

 

samedi, octobre 15, 2011

29

Pas grand-chose à écrire. Je le rappelle, quand il y a des interactions paranormales, j'écris, quand il n' y en a pas, je n'écris pas. Il y a eu peu de choses récemment. Quelques petits borborygmes sans importance dans la télé, rien d'important; et d'ailleurs je n'ai même pas de dvd enregistreur ce qui fait que je ne peux réécouter ce qui se manifeste sur les bandes audio de la télé. Donc pas grand-chose de neuf, pas grand-chose de vraiment audible... On attend donc...

Mais il s'est passé quelque chose d'inattendu. Et je crois qu'il s'agit d'un évènement paranormal - j'en suis à peu près sûr...

Qu'est-ce qui s'est passé? Eh bien, je donnais un de mes cours particulier quand je vois mon verre glisser devant moi sur la table... Tout seul.... sur à peu près 20 cm. C'est la première fois que je vois ça. J'ai même pensé - car je doute encore - qu'il y a une légère déclivité sur la table et qu'il y avait peut-être de l'eau ou de la condensation humide sous le verre qui l'auraient fait glisser; table légèrement "en descente"... Eau ou humidité sous le verre... Et hop! Le verre glisse sur 20 centimètres! Loi de l'attraction...

Mais plus j'y pense et plus j'ai le sentiment que ça ne colle pas... C'est pas possible. Un verre ne glisse pas sur 20 cm tout seul même sur une table en légère déclivité, même avec de l'eau en-dessous, ce n'est pas possible... C'est un évènement paranormal et il n'a eu lieu que parce que j'étais là. Je suis "hanté".. par qui, par quoi, etc.? Vous connaissez la suite. Et mon élève, le petit chéri, il n'a rien remarqué! Pris par son travail, concentré sur sa tâche, ou peut-être ayant vu le phénomène mais "rayé" de sa grille de compréhension pour ne pas "le voir", "ça n'existe pas donc je n'ai pas vu ça..." Quand l'évènement sort de votre grille de logique, vous ne le voyez pas où vous ne voulez pas le voir! Mais moi je l'ai vu; parce que c'était un spectacle pour moi... Putain! A suivre...

dimanche, septembre 18, 2011

27

Je me dis souvent que ce récit pourrait faire des pauses très longues dans ma vie. En fait, les choses sont simples. J'essaie d'être fidèle à cette règle comme vous le savez: ils se manifestent, j'écris. Ils ne se manifestent pas, je n'écris pas. Et parfois je me dis que j'ai envie d'écrire même quand ils ne se manifestent pas - je ne l'ai pas fait jusqu'à ce point du récit - pour essayer de faire le point avec moi-même, ma vie et ce phénomène - (et "eux"). Mais finalement je n'ai pas à le faire. Car ma paresse naturelle, le chloroforme du quotidien, le marasme du surplace, tout ce qui fait que vous vous empêchez de sortir de votre vie ordinaire (pour le faire, il faut avoir de la volonté, du courage, il faut "travailler" ce secteur de votre vie, de vos désirs), eh bien cet immobilisme me prend moi aussi... Mais eux, ils ne le laissent pas s'installer. Ils se manifestent. Je crois qu'ils veulent que j'écrive sur eux. Oui, je crois ça. Ils se manifestent, et c'est une façon de dire, "hé, arrête de fainéanter sur ton lit! Mets-toi à ton ordinateur et écris sur nous, sur ce qu'on vient de te dire. N'est-ce pas ainsi que tu tenteras d'avoir ta vie extraordinaire? Ta célébrité? Ta richesse? N'est-ce pas ainsi que ta curiosité continuera d'être aiguisée et excitée, encore et encore et encore jusqu'à la fin de ce qui te reste à vivre?" Alors, j'écris, j'écris encore et encore sur eux, tant que je ne sais pas encore qui ils sont, ce qu'ils veulent, quel sens donner à tout ça...

J'en viens presque à oublier les dernieres manifestations. Ah si! Voilà, ça revient. samedi dernier après une nuit d'insomnie.. Puis le mauvais sommeil: 6h-12h puis encore l'après-midi 14h-16h. Au dehors je suis réveillé par les flonflons et les musiques sauvages de la techno parade... J'émerge d'un sommeil cotonneux. Et puis une voix féminine se fait entendre, une voix "brumeuse" comme dans un hachis de mégaphone, comme les stations radios que vous écoutez avec une mauvaise réception. Mais ce n'est pas un mégaphone de la techno parade sur le boulevard, de ça je suis sûr. C'est "le mégaphone de l'ailleurs". Cette voix féminine s'adresse à moi, et elle me pose cette question:

"'Et l'amour?"

Je comprend ce "qu'elle" veut me dire. Ce qu'elle veut me dire, c'est "n'as-tu pas d'autres préoccupations que de penser sans cesse à l'argent? A en avoir plus? A devenir un homme de pouvoir? A devenir célèbre? A crever d'envie devant la matérialité? Ne penses-tu pas à l'amour? A rencontrer l'être avec qui tu le partageras? A vivre ces moments extraordinaires?..."

Que pourrais-je lui répondre à cette voix venue d'une autre dimension? 

Qu'ici, l'amour n'est pas si présent que ça. Je pourrais lui répondre d'une réplique qui m'avait frappé dans un film de Clint Eastwood, Mystic River. Un jeune homme venait de perdre sa compagne, sauvagement assassinée.. Il disait grosso modo que c'était terrible d'avoir perdu sa jeune compagne, "qu'un amour aussi fort, aussi intense, il ne le revivrait sans doute plus ...", le flic lui faisant face lui répondant ainsi:

"La plupart des gens ne le connaissent jamais...."

 

dimanche, août 28, 2011

25


Revenons quelques instants sur le cas Berlin-man.

Je dois lui reconnaître une qualité. Il a su attirer mon attention. A bien y réfléchir, je pense que sa petite phrase ( "Mais comment leur échapper sans renier ce que nous sommes tout en sacrifiant une part de nous mêmes..") a sans doute peu à voir avec mon récit. On ne le saura jamais vraiment puisqu'il a décidé de se cacher dans le néant de l'anonymat. ça, je le comprends et je le respecte puisque je fais la même chose. Mais enfin, quand même, bravo, ce n'est pas si facile d'attirer mon attention; j'ai presque pensé qu'il avait quelques réponses à toutes mes questions mais tout ça s'est évanoui dans le vent... Jusqu'au prochain qui m'intriguera à son tour... C'était un coup de bluff, mais il était bien amené. Je l'ai remarqué et cela m'a fait fantasmer...

"Vous les avez remarqués et ils ont remarqué que vous les avez remarqués."(La prophétie des ombres)

Quelques jours après, retour vers le futur, retour dans le métro (ah, comme ils aiment le métro! They're crazy about the subway!...) De retour d'un cours, encore une fois dans un couloir, je ne sais plus où.... Je descends un escalier tout tranquille... Puis un homme se retourne en me dévisageant bizarrement...Un homme de race noire. Je passe mon chemin, et puis j'entends dans l'air un rire strident et sonore: "ha, ha , ha, ha, ha, ha!" Je me retourne et bien sûr - vous commencez à en être habitué maintenant, hein? - Personne.

Personne.

Alors que s'est-il passé?

Eh bien, j'y ai longuement réfléchi - et voici mon hypothèse - et vous pourrez penser que je suis l'un des plus grands écrivains de fiction du siècle ou simplement un type incroyablement perspicace. Je penche pour la deuxième possibilité.

L'un d'entre eux a voulu s'amuser... Ce qu'il croit être s'amuser. IL a dû lancer à l'oreille du noir quelque chose comme "sale nègre" ou une variante raciste - il n'en manque pas -, le type se retourne ulcéré, et quelle est la première personne qu'il voit arriver: moi. Dans l'escalier. Mais mon air ahuri a dû lui faire comprendre que ce n'était pas moi qui l'avait insulté.

Et le "ha, ha, ha, ha.." était pour moi, genre, "qu'est-ce que je m'amuse à te mettre dans des situations difficiles comme celle-là!" Evidemment, le "sale nègre", il n'y a que le noir qui l'a entendu, et le "ha, ha, ha," il n'y a que moi qui l'ai entendu... "Communication sélective"...

Humour de l'au-delà, humour du troisième type,

humour extra-terrestre. Humour de con.

Tout cela vient par vagues. Il y a des jours où ils interviennent en rafales. Et puis ils restent des mois sans se faire entendre.

Quoiqu'ils soient de plus en plus interventionnistes avec le temps.

Rentré chez moi, je regarde la télé, comme d'habitude. Il y a un portait de John Wayne qui joue le soldat  du D-Day. J'ai un mépris insondable pour ce gros facho, et le regarde engoncé dans son uniforme. Au même moment, j'entends une voix dans la télé qui dit: "il a pas une gueule de débarquement" ou sous-entendu, il n'a pas une gueule de libérateur de la France"; c'est juste un gros facho du middle-west qui se prend pour Eisenhower parce qu'il a un casque sur la tête... grosso modo ce que je pensais au même moment....

Quelques minutes après, je vois le fils d'un dictateur en déroute; il a un nom bien particulier, "Seif el Islam". J'essaie de me rappeler ce que ça veut dire et j'entends une voix dans la télé qui dit "je crois que ça veut dire "le glaive de l'Islam".

Et tout ça le même jour! Les rires dans le métro; dans la télé, la "gueule de débarquement" de cet enculé de John Wayne puis "le glaive de l'islam." Pourquoi ce jour-là? sans doute parce que c'était la reprise des cours et le retour du stress pour moi, le stress du métro et des déplacements fatiguant physiquement et nerveusement. Le stress des cours, le stress de la quotidienneté que je déteste... Le stress de devoir faire des boulots peu gratifiants pour pouvoir survivre. Le stress, mon stress,  qui quand il devient haut ouvre des portes vers ces univers parallèles où toutes ces entités viennent se réchauffer au feu de mon immense énergie psychique. Malgré tous leurs tours absurdes ("their tricks"), rendons leur cette grâce: il font de ma vie anonyme quelque chose de plus intéressant. La balle est dans leur camp.

On reste maintenant sur leur dernière intervention: il y a 10 jours à l'aéroport. Je suis avec ma nièce que j'accompagne à l'avion de Toronto. On fait la queue dans un kiosque à journaux. Un plouc vient hurler à sa fille devant nous: "Christine! Christine!". Puis après lui avoir parlé s'en va. On reste dans la queue avec Christine devant nous. Et là j'entends un chuchotement, je ne sais sincèrement plus si je l'entends "avec mes oreilles" ou si je l'entends directement "dans ma tête". Mais il y a une chose dont je suis absolument sûr: dans la foule où nous sommes, seul  moi l'ai entendu; alors je fais comme d'habitude: je ne réagis pas, c'est tout juste si je jette un coup d'oeil autour de moi: j'entends de nouveau, mais chuchoté cette fois: "Christine... Christine"... Et là ce n'était pas le papa-plouc. Non, là, c'était eux.

Je peux vous faire lire un petit texte écrit par un médium professionnel (X fois plus fort, plus professionnel, et plus médium que moi):"Un jour que j'étais dans un supermarché avec mon amie XXXX, je me retrouve d'un seul coup propulsé vers le plafond. De là, je pouvais voir notre caddie, tous les rayons, et aussi mon corps, depuis en haut. En même temps, je voyais des 'formes fluidiques" d'entités qui suivaient les clients du supermarché". ... Cette expérience m'a montré à quel point ces lieux de consommation grouillent d'entités qui sont là du fait de leur attirance extrême pour la matière...."

Moi, je crois que qui que ce soit, fantômes ou entités étrangères, ils sont attirés par les rassemblement humains, métro, gares, aéroports, supermarchés, la foule entraîne peut-être une addition d'énergies qui les attire - "la matérialité"? Peut-être aussi.. Tout ce qui est bassement humain...

lundi, août 08, 2011

24

Bonjour à tous...  

Ils ne me lâcheront jamais... Comme dans le Horla de Maupassant... Sauf que moi, je ne deviendrai pas fou à la fin...

Je suis loin de chez moi en ce moment... Et en même temps un peu chez moi... Et ils sont là aussi. Ils sont partout. Ils sont sur la banquise du pôle nord. Ils sont dans les bases de l'Antartique. Ils sont dans les rues de New-York, ils sont dans les rues de Berlin, peut-être... Ils sont à Villeneuve Saint-Georges; ils sont sur la lune... Ils sont dans les avions. Ils sont sur les bateaux; ils sont au fond des mers, sur les plages.

Ils sont en nous et ils sont autour de nous.

Rien de ce que nous sommes, rien de ce que nous pensons ne leur est étranger...

Nous ne sommes rien. Ils sont tout.

Mais nous existons quand même. Mais nous sommes quand même.

Il y a deux, trois jours, dans le salon de mes parents, je suis à l'ordinateur dans un coin caché de la salle à manger en train de surfer...

Dans la partie salon, mes parents, ma nièce, ma soeur, discutent à bâtons rompus. Je ne participe pas à cet échange tout seul dans mon coin. Je ne peux d'ailleurs même pas les voir, caché que je suis dans le coin-salle à manger. Mais j'écoute quand même la conversation d'une oreille distraite... Ils parlent de H. H est un type qui possède un café touristique dans le coin. H est né de mère allemande et ma soeur d'affirmer qu'il n'avait pas du tout le type allemand, plutôt brun, plutôt basané, la quarantaine n'en fait pas ou plus vraiment un allemand typé... Or H quand il était petit était un petit blond-châtain, tout à fait le petit occidental-type, le parfait petit allemand. Il avait donc évolué physiquement....

Tout à ces considérations, j'entendis dans la conversation un cri strident:

- Deutschland! ("Allemagne" en allemand)

Je trouvais ce cri incongru; il était prononcé avec une voix suraigüe. J'ai pensé que ma nièce de 16 ans l'avait poussé mais c'était à vrai dire un peu absurde qu'elle l'ait fait. Je demandais à tout hasard:

- Sousou, qu'est-ce que tu viens de dire?

- Mais je n'ai rien dit!

  Evidemment la position physique particulière dans laquelle j'étais m'empêchait de voir qui aurait pu dire cela. Mais non, personne ne l'a dit, pourquoi cette famille si sérieuse aurait vu l'un de ses membres crier "Deutschland" d'une voix stridente.

- Warum? Pourquoi?

Et ma pauvre petite nièce qui elle a une voix fluette d'adolescente est bien trop sérieuse pour avoir crié ça...

Non.

C'était eux.

  Or rappelez-vous; rien n'est gratuit dans leurs interventions. Tout a un sens.

Pourquoi Deutschland? Pourquoi l'Allemagne?

Il est vrai que trois jours plus tard, j'appelais "mein führer" au téléphone pour des questions très terre-à-terre. Mais bon, y avait-il de quoi manifester quoi que ce soit? J'ai laissé "Mein führer" à Paris, à 1500 kilomètres d'ici. Je le vois tous les jours à Paris, tu parles d'une nouveauté!

Il y a quelque chose qui m'a intrigué. Je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fait ici: je vais parler d'un message que j'ai reçu récemment, un message sur le blog, hein, pas un message paranormal, un message à la suite de l'article que vous lisez en ce moment, le 24.

D'abord, première chose: ce message, je ne l'ai pas compris. J'ai eu beau le tourner dans tous les côtés, je n'en ai pas compris le sens. Alors si l'auteur peut bien revenir l'expliciter, merci à lui. (Mais j'ai le sentiment qu'il n'en fera rien. Le mystère est plus excitant que n'importe quelle explication...)

    "Mais comment leur échapper sans renier ce que nous sommes tout en sacrifiant une part de nous mêmes.."

  Sacré rébus, l'ami, même moi, oui, même moi, je ne l'ai pas compris.

Autre point intéressant, j'ai fait une petite recherche sur l'adresse I.P. et j'ai vu que l'auteur de ce commentaire réside à.....(suspense): Berlin! Capitale de l'Allemagne...

Alors?

 J'avais mis un pense-bête au cas où j'oublierai un truc à écrire sur le 24. J'avais marqué "Deutch/B.H". "Allemand" (avec une faute d'orthographe, désolé, je ne parle pas cette langue) + le nom d'un ufologue qui m'avait reçu chez lui à NewYork en 2003; et qui avait écrit un livre magnifique concernant un "enlèvement extraterrestre" touchant le secrétaire général des Nations-Unies de l'époque (le "chef" symbolique de la Terre, quoi) plus une italo-américaine du nom de Linda plus quelques gardes du corps frappadingues + quelques aliens + une

soucoupe volante +++... Bon lisez le bouquin même si vous n'y croyez pas; il est remarquablement rédigé et haletant.. Faites des recherches sur google avec les élements que je vous ai donné, c'est simple...

Alors?

Est-ce que Berlin-man été attiré par ce petit pense-bête de fin et a voulu s'inviter juste pour s'amuser?

Est-ce qu'il sait quelque chose sur eux? (auquel cas qu'il nous le fasse partager...)

Est-ce qu'eux savaient que Berlin-man allait laisser son petit commentaire ésotérique? ça oui, pour sûr.

Est-ce qu'eux m'ont indiqué une piste à travers Berlin-man?

Est-ce qu'ils jouent encore aux jeux de piste, "messengers of deception ever again"?

Est-ce que je me trompe et qu'il s'agit d'une suite de hasards?

J'aimerais bien avoir des réponses; peut-être que 2 et 2 font 4 et que j'ai raison sur un de ces points; peut-être que j'hallucine. En tout cas j'aurais bouclé le chapitre 24, c'est déjà ça de pris; peut-être que cela ne sera que ça de pris.

mardi, juillet 19, 2011

23


Nouvelles interactions?

J'aspire parfois à ne pas attendre de nouvelles interactions pour continuer à écrire; mais ils vont plus vite que moi.

La semaine dernière à Royale. Dans un resto italien, nous sommes là tous les 3 à comploter. A anticiper sur les échéances de l'année prochaine; à pester sur les magouilles de quelques happy-few nous ayant trimballés pendant plusieurs semaines. Nous décidons d'une alliance. Alliance des vers-de-Terre peut-être mais alliance quand même. L'année prochaine, nous, moi en tout cas, allons "tuer", allons ruer dans les brancards, allons nous aussi faire notre propre promo, allons nous aussi réclamer les places du dessus, sachant quels clowns les trustent aujourd'hui.

On ne se laissera plus marcher sur les pieds par quelques comiques-troupiers de dixième division...

En sortant du resto, on échange des dernières répliques, des derniers conseils de "conspiration".

Je m'engouffre dans le métro.

Ah! Comme ils aiment le métro!

Je fais quelques pas, un peu perdu, à la recherche de ma ligne, je ne bouge pas pendant quelques secondes.

Et j'entends clairement une voix féminine dans mon dos:

"Dis-moi, tu me fais l'impression d'être un peu naïf, toi!"

Comme toujours dans ces cas-là - comme par hasard - je ne réagis pas tout de suite. Je suis dans le réel. Je suis dans la quotidienneté. Je suis dans le métro. Il me faut toujours quelques  précieuses secondes pour que - tic-tac - je me mette à analyser la situation. Trop tard.

Je me retourne. Pas de femme près de moi. Quelques-unes un peu plus loin rentrant dans la station, c'est tout.

Alors bien sûr, je peux avoir entendu une phrase adressée par une femme à un autre homme, couple qui se serait évaporé en - hop! - quinze secondes.

Bien sûr, il est toujours possible qu'une femme que je ne connais pas du tout m'adresse cette phrase dans mon dos, Dieu sait pourquoi, et puis s'évapore.

Les deux sont possibles.

Mais permettez-moi la troisième possibilité.

"Ils" étaient là, "ils" ont assisté au déjeuner, à nos conciliabules,  et puis une d'entre eux m'a suivi au métro et m'a asséné ce jugement définitif: tu es nul dans ta matière, mon pauvre vieux, tu n'es pas doué pour ça, tu n'es pas assez méchant, assez cruel, assez tueur, assez mort-de-faim d'ambition, tu n'y réussiras pas, dans ce milieu. Tu es mauvais. Tu es naïf...

Alors peut-être était-ce eux, encore. Eux toujours, assistant à ma vie, comme au cinéma, aux meilleurs places, et puis faisant la critique à la sortie.... 

Quelques jours plus tard, devant ma télé, zappant, attendant l'arrivée de la course; je tombe un peu par hasard sur une émission sur Jean Dupont.

Jean Dupont... Génial animateur, comique-troupier des émissions de tv de ma jeunesse, de toutes les conneries, de l'arrêt de Montcuq...

Terrible vie en une heure résumée...

La solitude de l'enfance dans un internat; les dimanches sans sa mère; seul; son obsession: réussir quelque chose; réussir; éblouir; monter à Paris; devenir comédien.

Et puis après, très vite, la radio, la télé, le créneau de l'animateur, le succès, l'argent, les femmes, la célébrité; et puis le sale caractère; le désir de domination sur ses femmes, le macho, le dictateur, jaloux du succès d'un de ses animateurs, Paul Desfontaines, le blacklistant, le mettant sur la touche. Les engueulades terribles avec sa première femme, sa deuxième, sa troisième, la solitude de l'homme abandonné, la solitude de l 'homme cocufié, puis l'eternel ludion rebondissant sans cesse, travail acharné, célébrité, argent, succès,...

Et puis cette terrible minute 40 secondes accordée par un metteur en scène de cinéma, cette minute 40 secondes de film, donnant la réplique à une star.

Il aurait rêvé d'être un acteur, un grand, une star. Il fut un animateur de télévision célèbre. Mais ni l'argent, ni les femmes, ni la célébrité, ne guériront cette blessure: ne pas avoir réussi ce challenge.

Mais c'est vrai. Dans la vie on fait ce qu'on peut, pas ce qu'on veut. Qui disait; "j'aurais voulu être président de la République, je suis finalement l'entraîneur de l'équipe de France de football. Dans la vie l'on ne fait pas toujours ce que l'on veut"?...

Et puis le début de la fin; la mise à l'écart. Et puis la maladie, et puis les dernières années. Riche mais seul. Riche mais abandonné. Riche mais plus jamais sur une scène. Riche mais plus jamais à la télévision...

Et puis 3 dernieres années dans la quasi-solitude d'un grand palace de Biarritz. Face à la mer.

Et puis une chaise roulante.

Et puis la mort.

Il se trouve que cette année-là, je descendais pour la première fois sur la côte basque. Je partis déjeuner à Saint-Jean de Luz; puis je repassais par Biarritz, Bayonne, pour rejoindre Seignosse au congrès de cet imbécile de Bozo. Le lendemain à l'hôtel, je vis dans le journal que Dupont était mort.

J'étais à quelques kilomètres de son hôtel... Je vis sa photo, terrible, sur la chaise roulante, tenant la main de quelqu'un, le regard halluciné de noirceur...

Je remis l'autre chaine et pendant que les coureurs s'échinaient à joindre l'arrivée sous le si chaud du soleil du sud, je laissai couler quelques larmes. Ce destin m'avait ému. Je pensais à cette vie terrible, à cette fin épouvantable de solitude. A cette enfance de chagrin...

J'entendis une voix dans le téléviseur couvrant la procession un peu ennuyeuse des coureurs: "T'as pleuré? Ha ha ha ha ha!"

Le rire stupide de l'au-delà. De quelque dimension que ce soit, j'avais affaire à un con. Une de ces entités du bas-astral, peut-être l'âme d'un vulgaire pilier de bistro, une de ces âmes ne sachant pas trouver une place dans le suivi de leur destin d'être, et plutôt que de s'élever vers des "cieux" ou des sphères plus pures, s'acharne à "hanter" notre univers de vivant, regrettant leur corps, leur bite dure, leur orgasme à 4 sous, leur verre de bière, leurs tickets PMU et leur connerie. C'est ça qu'il retiennent de leur passage sur terre: rien de beau, rien de grand, rien de spirituel, rien qui puisse leur faire dire "j'ai contribué à améliorer ce monde-là". Et ils errent parmi nous comme de véritables âmes en peine, incapables de comprendre que leur destin est à suivre vers la beauté, vers la grandeur, vers l'élévation, vers la pureté. Non, cette énergie de la gravité, de la terre au pied, de la vie terrestre, ils ne peuvent se résoudre à la quitter. Alors ils errent parmi nous en désirant plus que tout redevenir humains, redevenir mortels, revivre une vie finie dans le temps sans comprendre qu'il sont déjà sur l'autoroute de l'éternité. Alors, ils squattent; ils nous squattent; ils regardent les humains ne pas les voir, ne pas les entendre, désespérés de solitude eux aussi, et quand par extraordinaire ils tombent sur des médiums, des types comme moi, qui les voient ou qui les entendent, ils se permettent des moqueries, des propos de bistro. Non désolé, les gars, l'émotion et la peine que m'a causé le rappel de la vie si terrible de Dupont, les larmes que j'ai versées, c'est mon passeport à moi pour l'éternité. C'est ma dignité, c'est ma grandeur, c'est mon émotion. J'ai suffisamment à faire pour éloigner de moi la connerie des vivants. Je ne veux pas en plus me taper la connerie des morts.

 


 

mercredi, juillet 13, 2011

22

Nouvelles interactions (...?)

  Il y a quelques jours, je me baladais autour du bloc, tard dans la nuit d'été, comme d'habitude, essayant de perdre quelques grammes... Sur un coin du bloc, il y a un immeuble où habite un ami. Cet ami, c'est "Mein Führer" . "Mein Führer" est allemand, d'où mon sobriquet qu'il ne prend pas mal... (c'est un déconneur). Je lui téléphone en passant sous sa fenêtre du 7ème étage.

"Mais c'est mon gros cochon! (ça, c'est moi), comment ça va? Qu'est-ce que tu fais dans le coin?" Tout aussi finement, je lui réponds en prenant l'accent allemand: "Ya, ya! C'est moi! Regarde mon gros Schwantz!" (Le schwantz, c'est la bite. J'avais appris ça en lisant une bande dessinée qui jouait sur la confusion "Bitte" qui veut dire "s'il vous plait" en allemand et notre "bite" à nous). Après quelques propos complètement débiles dont vous avez eu un aperçu, je rentre chez moi, quand j'entends (ou plutôt je "perçois" tant ce genre de "voix" paranormales est diffuse, comme si on l'entendait en nous, presque "dans notre tête" plutôt qu'avec nos oreilles): "Schwartz..."

Schwartz, ça veut dire noir. Bien sûr, tout le monde aura compris le jeu de mots. Schwartz-Schwanz Noir-bite Bite-noir et tout ce cortège d'enculeries bien déconnantes... Et je vois arriver un jeune sur son vélo en train de téléphoner en parlant très fort dans la nuit noire et tardive (1h, 2 heures...), un... Noir....

Messengers of deception, les messagers de la désillusion, encore et toujours. Moi aussi, je vais jouer sur les mots; ces êtres aiment s'amuser, provoquer, plaisanter, engendrer de la confusion, parfois de la haine, plus rarement de la peur... Eh bien, cet amateur de Schwartz-schwantz me fait l'effet d'être le Richard Nixon de la blague cosmique pourave, le "Tricky Dick", comme on appelait cette crapule de Nixon, Dick étant un diminutif de Richard, "Dick le magouilleur"... Mais Dick en argot américain veut aussi dire.... la bite!

Voilà ce qui m'arrive parfois... Lisez-bien. Lisez-bien et essayez de vous mettre à ma place. Imaginez que tout cela est vrai comme je l'affirme et tentez d'imaginer que c'est vous qui vivez ce que moi, je vis: franchement, si des êtres non-humains vous hantaient 24h/24 depuis la première seconde de votre naissance et si pour se dévoiler à vous, ils choisissaient des messages abscons, sans queue ni tête, stupides, vulgaires, parfois sexuels, ou haineux, voulant toujours vous surprendre au moment où vous vous y attendez le moins, choisissant de ne rien vous dire d'important ni de sérieux ni même de grandiloquent ou de messianique, non, le message n'est pas dans les mots qui le composent, il est dans l'acte lui-même de vous envoyer des messages paranormaux et ce message grosso-modo est toujours le même: "On t'as a l'oeil, on est des être non-humains, incommensurablement plus puissants que votre chétive espèce, et on sait tout de toi, de vous, on évolue parmi vous comme des poissons dans l'eau, on lit vos pensées, votre courrier, on sait tout de vous, et vous, quoi que vous fassiez,vous serez toujours impuissants face à nous, vous pauvres petites fourmis humaines qui vous croyez puissantes dans vos Maisons blanches, vos Kremlins, votre Elysée, vous avec vos bombes atomiques, ces ridicules petites allumettes, vous ne savez rien, et nous, nous savons tout, nous pouvons tout, invisibles, inaudibles parfois (quand nous le voulons), impalpables, éthérés, nous sommes tout et vous, humains, vous n'êtes rien.

Et quand à toi, on a décidé de te faire connaître notre existence, notre constante présence.  Pourquoi? Pourquoi toi? Tu ne le sauras jamais.

Maintenant après les avoir fait parler, je reprends ma parole. Imaginez donc que vous êtes moi, que vous vivez ça. Moi, j'aurais aimé qu'ils me disent qui ils sont, qu'est-ce qu'ils sont, et pourquoi ils se révèlent - très peu mais suffisamment pour que je vois notre planète et notre espèce et notre monde et notre univers d'un autre œil...

J'aurais aimé qu'on communique vraiment.

j'aurais aimé qu'ils me disent ce qu'ils veulent.

Est-ce trop demander, les maitres de l'univers?

Mais il y a au moins une chose que je sais: OK, ils sont omniscients, OK ils sont là sur cette planète avant que notre espèce y apparaisse, OK pour leurs ovnis, leurs moyens de manifestation si divers et si inimaginables...  Cependant je sens une chose, je crois, je suis sûr qu'ils ont besoin de nous.

Pourquoi? Je ne sais pas. Probablement pour puiser en nous une forme d'énergie qui les fait prospérer, peut-être vivre, croître, survivre...

Car s'ils n'avaient pas besoin de nous, ne nous auraient-ils pas fait disparaître de la surface de la terre, vite fait. très vite fait???

  Et puis merde, nous sommes une espèce primitive, agressive, nous vivons sur la peur, constamment,nous inventons des Dieux et des religions, nous avons peur. Tout le temps constamment. Nous vieillissons, nous sommes faibles , nous mourons; nous mourrons de peur de mourir. Mais nous mourrons.

Nous vivons dans la peur et dans la peur de l'inconnu et de la mort et nous cachons ça par un costume-cravate, une jupe, du sexe, du sexe, du sexe, de l'amour, de la quotidienneté si rassurante, des embouteillages, du football... Nous sommes éphémères. Le monde continuera. Et puis nous disparaitrons en tant qu'espèces. Eux resteront probablement.

 Nous ne sommes rien. Il sont tout.

Mais nous avons une arme. Nous-mêmes. Nous avons le courage dément des peureux. Nous tuons, nous faisons la guerre, nous montrons parfois du courage inimaginable aussi. Nous pouvons nous battre; Nous pouvons refuser de mourir en esclaves ignorants de cette espèce dominatrice dans son apparence d'inexistence.

Nous pouvons mourir debout.

Nous pouvons faire péter notre planète comme des fous kamikazes car nous le sommes un peu et probablement, c'est ce qu'on fera.

Que feront-ils sans nous?

Quelle espèce iront-ils vampiriser sur cette Terre irradiée, morte, sans un ver de Terre, sans vie aucune?

Patienteront-ils des milliards de siècles pour attendre la naissance de la prochaine espèce intelligente à vampiriser?

 Alors, "Tricky Dicks"", quand mon humanité n'existera plus sur cette planète détruite, qui irez-vous manger, qui irez vous vampiriser? 

Vous allez souffrir d'une faim atroce sans l'homme à exploiter.

Vous allez vous amuser; pensez à moi quand vous souffrirez: Schwartz!

 

vendredi, juin 03, 2011

21

  Vous connaissez la règle: des interactions paranormales: un nouveau chapitre. Pas d'interactions paranormales, pas de nouveau chapitre. Ce récit peut s'arrêter du jour au lendemain comme il peut s'arrêter le jour de ma mort. C'est comme ça. Cela ne dépend pas que de moi.

 Hier, photo de groupe puis réunion. J'ai croisé Bozo et sa sorcière. Ce clown de Bozo... Je sais qu'il ne m'aime pas... J'ai bien enregistré certains de ses regards...  Deux heures plus tard, je le voyais à la télé en train de pérorer. Il s'imagine qu'il va être un jour le numéro un, cette baudruche gonflée d'orgueil, cet amateur, ce dilettante, qui avec ses prises de positions décalées et contradictoires a amené notre groupe au bord du gouffre, l'a réduit à être un groupuscule dont tout le monde se moque... Il ne sera jamais le numéro un... Il n'a même pas l'étoffe d'un numéro 10...

Laissons Bozo où il est, dans la médiocrité et la vanité...

Au retour, dans le métro, nous sommes tous là, tous les 6. Nous rentrons à la maison. La discussion est animée... On parle de Mercédès et de ses turpitudes sexuelles dont tout le monde parle à tort et à travers autour de nous... Et chacun de parler du point faible supposé des uns et des autres. J'en suis venu à citer le cas de Haèl, à qui ses ennemis mettaient sur ses affiches "Pédé" en grosses lettres; Haèl était de la même région que Bozo. Et de citer le même Haèl affirmant qu'il préférait laisser les insultes homophobes sur ses affiches parce que cela lui portait plus de crédit que de discrédit...

Il y a probablement un homosexuel dans notre groupe, peut-être deux... Et la discussion de repartir de pus belle, sur X, Y, leurs "travers" supposés sexuels ou financiers... Quand nous descendons à Malvenue pour changer de ligne. Nous avançons dans le couloir, toujours dans ces discussions animées de passionnés, quand, arrivés tout au bout du couloir, juste avant de tourner, j'entends assez fort derrière nous: "Pédé! Pédé!". Je ne bouge pas. Et les autres non plus. Je ne bouge pas car je me doute bien que ce que j'entends n'est pas sans rapport avec mon petit laïus de tout à l'heure. Et je me doute bien que seul moi ait entendu ces deux insultes jetées au vent. J'attends quelques secondes, puis je me retourne: évidemment, derrière nous: personne.

"Messengers of deception".  Les messagers de la déception.... Comme les appellent certains ufologues ou spécialistes du paranormal si tant est que cette spécialisation existe... Toujours à s'amuser avec nous, comme le chat avec la souris, et vazyva! Amuse-toi! Amuse-toi...

Comme ils aiment le métro! Comme ils aiment les couloirs du métro, les bus aussi, c'est à croire qu'il y a quelque chose dans ces lieux qui les attirent... Va savoir quoi... La promiscuité, le stress, l'enfermement... Ils adorent le métro! Comme dans le film "Ghost" où Patrick Swayze, fraîchement décédé, se retrouve dans le métro de New-York où il rencontre un autre esprit qui hante une rame de métro et qui l'envoie valser, car c'est "son" territoire...

Alors, amusez-vous dans le métro, amusez-vous... Mais je ne suis pas un récepteur de radio... Je suis un être humain; et je n'aime pas qu'on joue au chat et à la souris avec moi. Je sais que vous êtes là, je sais que vous lisez par-dessus mon épaule au fur et à mesure que je tape mon texte, je sais que vous entendez mes pensées, mes rêves, mes cauchemars. Arrêtez vos jeux de cons. Qui que vous soyez, vous jouez à des jeux de cons. I don't' buy it! si vous voulez faire un effort pour communiquer, allez-y, tentez le coup! Si vous êtes des farceurs interdimensionnels, trouvez un autre pigeon!

mardi, mai 03, 2011

20

Nouvelle interaction. Nouveau chapitre.

  C'est la règle du jeu ici, vous devez l'avoir compris si vous avez lu depuis le début. Pas de message paranormal, pas d'écriture. Message paranormal: écriture.

Et le dernier message était intéressant à plus d'un titre...

Voilà donc ce qui s'est passé: Brut.

  Je regardais un talk-show, un divertissement politico-littéraire pour bobos fatigués... Le débat tournait autour des révolutions sudistes. A un certain moment, une voix paranormale s'est fait entendre dans le poste, et elle disait ceci: " Mais ça n'existe pas, la révolution!"

???? Je n'ai pas compris cette phrase bien sûr; je savais évidemment qu'elle avait une signification bien précise. Il n'y a rien de gratuit dans ces phénomènes.

J'ai essayé de taper cette phrase sur des moteurs de recherche et je n'ai rien trouvé de probant. Mon attention s'est mis à dériver un peu, écoutant toujours cette émission d'une oreille distraite quand à un certain moment, le présentateur s'est mis à questionner un écrivain américain, lui parlant des révolutions populaires des pays du sud, utilisant l'équivalent de cette expression: "le monde sudiste".

L'américain s'énervant un peu et disant somme toute, "Mais le monde sudiste, ça n'existe pas! Les révolutions sudistes, ça n'existe pas!"

"ça n'existe pas, la révolution!"

Alors? Qu'est-ce que ça veut dire, tout ça? Eh bien, je pense qu'il y a une cohérence dans tout cela. je vous donne mon interprétation, mais là encore, ce n'est qu'une interprétation, une théorie de plus, dans tous ces mystères et ces manifestations étranges - et incomprises peut-être encore - qui m'entourent.

Il ya quelques jours, j'avais une petite pointe d'inspiration, j'ai prolongé le chapitre 14 avec quelques interrogations de plus:

  "Putain, qui êtes-vous? Que voulez-vous? Vous voulez jouer avec ma peur? Je n'ai jamais eu peur jusqu'ici à chaque fois que je vous ai entendu.

Faut-il que je doive attendre d'être mort pour enfin connaître la vérité qui se cache derrière ces interventions?

Je ne sais qu'une chose. Vous n'êtes pas humains au sens physique du terme. Peut-être l'avez vous été. Ou peut-être n'avez-vous jamais été humains. Vous ne faites pas partie de ce qu'on appelle ici notre monde. Ce monde de la chair, de la vie, de la merde, de la peur, ce monde physique, bien physique, ce monde d'espérance de vie de 70 ans à peu près, ce monde de l'argent, de la politique, de la guerre."

Terminant par : "J'irai vous chercher chez vous. Je vous trouverai. Et je vous demanderai des explications sur ces intrusions sans contrepartie: cette information que vous ne distillez jamais."

Je crois que ce message a été "quelque part" "entendu"; et je suggère que la phrase sur "la révolution" est une forme de réponse, ou une ébauche de réponse...

C'est bien parce que pour la première fois, j'ai l'impression qu'il s'est ébauché une forme de "communication" entre "eux"  et moi. Et depuis 20 ans que j'ai pris conscience de ce phénomène, cela m'apparaît effectivement extrêmement important... J'espère qu'il ne s'agira pas d'une "communication" sans lendemain...

Ce qu'"ils" veulent me dire, c'est grosso modo cela:

"Qui que nous soyons, nous pouvons te dire ça: nous savons ce qui se passera dans ton futur. Nous en avons connaissance: dans trois minutes plus tard, cette phrase-là sera prononcée par un des débatteurs de cette émission de télé: "ça n'existe pas, les  révolutions"...

Donc nous transcendons l'espace-temps. Si nous savons ce qui se passe dans 3 minutes de ton futur, nous savons ce qui s'y passera dans 3 mois, dans 3 ans, dans 30 ans....

"Nous savons tout de ta vie, du moment et du jour de ta naissance, au moment et au jour de ta mort... (toi par contre tu ne connaitra que ton passé et ton présent). Nous pouvons nous placer où nous le désirons sur le curseur du temps de ta vie, 4 ans 15 ans 40 ans 76 ans... Nous te voyons partout à tous ces moments de ta vie, nous t'entendons, nous savons ce que tu as écrit dans ce live jusqu'à la dernière ligne avant même que tu ne l'écrives....

Ton dernier chapitre, on l'a déjà lu... 

NOUS TRANSCENDONS L'ESPACE-TEMPS...

  Alors m'est venue cette nouvelle hypothèse: et si c'était des humains du futur qui me "contactaient" par ce biais, de  "messages" souvent incohérents mais parfois beaucoup plus clairs?

Ce serait beau, hein? Ce serait magnifique, hein?

Mais ça reste au moment où j'écris ces lignes qu'une hypothèse de plus parmi d'autres... Au milieu d'un océan  d'interrogations et de questions inassouvies...

Relisez tout ce qui s'écrit sur le voyage temporel; si passé, présent, et futur, coexistent ensemble, alors, le futur nous regarde, nous observe, nous écoute.

Mais s'il existe - le futur - alors, il n'intervient pas. 

Il ne va pas tuer Hitler, il n'empêche pas la shoah, il laisse les avions détruire les tours du 11 septembre, il laisse la bombe atomique tomber sur Hiroshima et Nagasaki, il n'intervient pas car s'il intervenait il transformerait irrémédiablement son propre présent (notre futur) et il préviendrait des catastrophes, oui, mais en engendrerait d'autres par ricochet. Peut-être plus graves.

Les hommes du futur ne se baladent pas dans les villes du 21ème siècle parce que le simple fait de commander un coca dans un bar entraînerait une foule d'évènement en cascade qui le modifierait en profondeur.  

Les hommes du futur nous regardent, nous écoutent, nous espionnent, nous filment, mais ils ne touchent pas...

Pourraient-ils de par leur technique incommensurablement en avance sur le 21ème siècle envoyer des messages dans les canaux radios des téléviseurs des hommes du 21ème siècle, que même cela, ils ne le feraient pas.

 Alors? Ma théorie s'écroule? ... ?

Non.

Parce que les hommes du futurs ont déjà lu le livre, le blog sur internet, le livre holographique ou en ondes mentales, bref ce que vous lisez vous en ce moment. Et ils se rendent compte avec effroi que ces interactions temporelles ont déjà eu lieu... Que cet écrivain du 21ème siècle les a bien reçus, ces messages du futur...

Et alors, ils n'ont plus d'autre choix: s'ils veulent rétablir l'équilibre fragile entre leur passé (mon 21ème siècle - ) et leur présent, ils doivent me contacter, m'envoyer des messages; le poison de l'interventionnisme dans le temps devient le remède. Paradoxe temporel, quand tu nous tiens!

Voilà une théorie, et elle est plus dingue encore que les autres; j'aimerais qu'elle soit vraie. Elle est peut-être vraie mais elle est peut-être fausse aussi.

La seule chose qui soit vraie et sûre, c'est que les messages continuent de m'être envoyés, c'est que les intelligences inconnues m'ont toujours à l'œil.

De très près...

 

 

 

 A écrire. 3/5/11

 

chap. 14b/7

samedi, février 19, 2011

19

Nouveau "contact"? Je n'en sais rien. Je n'en suis pas sûr. Il faut que j'y réfléchisse encore et encore et encore. Aujourd'hui, c'est du cinquante-cinquante dans ma tête. Peut-être que demain, j'aurais une opinion plus tranchée sur ce qui s'est passé il y a quelques jours. Je le répète: je ne suis pas pressé d'ajouter des pages à ce récit; et je n'ai pas envie de mentir, d'inventer... S'il ne se passe rien (pas d'interactions paranormales), eh bien je n'écris rien. Cela peut durer une heure, un jour, un mois, un an, une vie, peut-être? C'est comme ça. Je ne suis pas un romancier? Je suis un témoin. Un témoin qui témoigne quand il y a quelque chose à témoigner. Ou quand il croit qu'il y a quelque chose à témoigner. Pas d'esbroufe. Ce qui s'est passé il y a quelques jours. D'abord il y a lieu de présenter les choses telles que je les ai ressenties - ou accompagnées. Il y avait du temps libre cette semaine. D'où le désir de marcher dans la ville trente à quarante minutes, pour essayer de maigrir, pour être plus en forme, physique surtout mais aussi mentale - un peu. Il y a eu la fatigue de ce corps vieillissant s'accentuant au fur et à mesure de la journée, de plus en plus prégnante au fil de la nuit qui se dévidait. Puis une immense fatigue physique, des espèces de papillons transparents flottants en face de mes yeux, signe d'une limite physique appelant le repos. Et donc l'allongement de mon corps, la lecture, l'attente du sommeil arrivant beaucoup plus vite que d'habitude, mes défenses physiques étant abattues. J'éteins la lumière. Je sens le sommeil qui va m'envahir comme une immense déferlante. Il arrive... Le sommeil arrivait alors que je roulais des pensées de moins en moins cohérentes. Je pensais à des fantasmes sexuels plutôt épicés et agréables mais très vite une ou des pensées incohérente(s) sont venues s'y greffer; je comprenais que j'assistais à un moment rare: la conscience du moment précis où on s'enfonce dans le sommeil. J'écris rare parce que ça arrive réellement rarement dans une vie; la plupart du temps, on a été "rapté" par le sommeil sans s'en apercevoir, puis sans en avoir de souvenir. Là, j'étais encore un peu présent au moment adéquat. Alors voilà ce qui s'est passé:

Au moment même où mes pensées et fantasmes plus ou moins sexualisés commençaient à s'estomper pour être remplacé par l'absurde, l'incohérent, le transfert immédiat vers les pensées non-maîtrisées de l'entrée dans le sommeil - je le répète très très tôt, d'habitude  je mets une éternité à m'endormir - eh bien, j'entendis plus ou moins distinctement des mots lancés dans la pièce où je dormais, des borgborymes sans queue ni tête, du charabia, très rapidement dits comme une bande magnétique qui tourne trop vite. J'en pris conscience assez rapidement. Est-ce que j'ai eu peur? Oui. Pas beaucoup, un petit peu, tout juste... Mais suffisamment pour produire une tension dans ma poitrine qui m'empêchait alors de dormir. J'essayai de me rendormir, de ne pas tenir compte de ce qui devenait de plus en plus prévisible dans ma vie. Mais la tension m'en empêchait. Je repartis pour une nouvelle demi-heure de lecture, de lampe allumée, de dissipation calme de cette noisette de peur; ça allait; ce n'était pas grand-chose après tout, cette fois-ci...

ça s'est passé un peu comme il y quelques années chez le coiffeur.

mercredi, novembre 24, 2010

18bis

   "Ils" se sont encore manifesté. Pourquoi maintenant? Je n'en sais rien. Peut-être puis-je cependant établir un lien avec un fait qui s'est passé un jour plus tôt. J'avais envoyé le manuscrit à quelqu'un, une "petite star" du web de l'ésotérisme, quelqu'un dont personne ne connaît le nom et qui vit caché derrière un pseudonyme, alimentant son propre site Internet d'une abondante et riche littérature. C'est une personne qui frôle le paranormal, constamment. Certains l'imaginent "contacté" par des extra-terrestres ou par des intelligences non-humaines. Bien qu'il ne l'ait jamais affirmé. Ce qui est sûr, c'est qu'il s'intéresse à cette problématique et qu'à travers la lecture de ses écrits, il laisse ouverte la possibilité d'une présence étrangère sur notre planète.

   Je lui ai mailé le manuscrit en lui disant somme toute: "donnez-moi votre avis". Cela faisait longtemps que je caressais cette idée de le lui envoyer, pour voir ses réactions. J'ai franchi le pas. Advienne que pourra. Pourquoi l'ai-je fait? Je l'ai déjà écrit ici, je le réécris encore: je cherche désespérément des réponses à des situations dont j'essaye de comprendre la réalité, la pertinence, le but... La réponse psychiatrique éventuelle ne me satisfait pas. Bien sûr, il y a des "fous littéraires". Qui créent ou plutôt recréent leur propre univers mental qu'ils croient réel. Très sincèrement, je ne pense pas faire partie de ce sous-groupe. Je crois que tout ce que j'ai vécu, tout ce que je transcris, est réel. Bien sûr, j'ai pu me tromper parfois et interpréter mes propres fantasmes... Une fois peut-être; deux fois au maximum. Mais pas toutes les fois. Mon interprétation des évènements est toujours la même: il y a une présence étrangère autour de moi.

  Je peux me tromper et faire partie d'un délire collectif mais j'ai le sentiment qu'il y a aussi une présence étrangère autour de lui. Alors qui sait si cette initiative de lui envoyer ce manuscrit ne sera pas riche, d'une manière ou d'une autre.

  La dernière intervention a donc peut-être un rapport avec elle.

  Voilà ce qui s'est passé. J'étais descendu au métro Casablanca pour donner un de mes cours. Je commençais à marcher dans le tunnel piétonnier. Je n'avais plus qu'à tourner à droite pour monter les escaliers et me retrouver sur les trottoirs. Quand sur le tunnel de gauche, j'entendis crier mon nom par une voix d'homme. Il n'y avait bien sûr aucun homme dans ce coin; deux femmes marchaient au bout du couloir. Je résolus de laisser tomber et de prendre mon couloir de droite. Et puis après quelques pas... Non, c'était trop bête... Allons vérifier. Je vais au milieu du couloir de gauche; à gauche encore, je vis un mendiant d'une soixantaine d'années. Ce n'était pas sa voix qui avait crié mon prénom d'une voix de stentor. Deux voyelles et trois consonnes. Non, lui tout ce qu'il pouvait ânonner d'une voix chevrotante, c'était "une petite pièce, messieurs-dames", mécaniquement, alors que personne ne passait (il ne m'avait pas vu).

  Je me retournai et repartis en sens inverse. Puis après quelques pas, je compris.

  L'intervention fut faite dans le but que je vois ce mendiant, misérable, pitoyable, grelottant, dans ce froid d'automne urbain. Cela voulait dire: "va le voir; donne-lui de l'argent; même si toi tu en as besoin, même si toi tu as toujours peur du lendemain, lui il est cent fois plus dans la merde et le besoin que toi, va lui donner quelque chose; il en a besoin maintenant; pour sa survie immédiate. Tout de suite." je rajoute ces trois dernières phrases interprétatives à dessein. Car si je compris le but et le sens du message, j'étais en retard et presque arrivé au bas de l'escalier. Il fallait encore que je rentre dans l'immeuble et que je passe les différents sas de sécurité; j'ai eu peur d'être encore plus en retard à mon cours. J'ai pensé: "OK. J'ai compris le message; mais je suis en retard; je repasserai voir le mendiant dans deux heures et je lui filerai de la thune, 1, 2, 5 euros, on verra. Bon, il va pas s'envoler le gars...." D'autant plus que je l'avais déjà repéré auparavant, ce mec. Je l'avais trouvé patibulaire, la première fois que je l'avais vu, une ou deux semaines avant. Mais là, il me faisait pitié. Et Dieu sait que je déteste ressentir ce sentiment... J'étais culpabilisé de ne pas avoir fait demi-tour tout de suite; mais la peur d'être trop en retard, de perdre éventuellement mon cours et la thune qui va avec, m'avait fait prendre une décision; je m'en voulais mais je pensais que je pouvais rattraper le coup.

 Je repassais à midi.  Pas de mendiant.

Je repassais à 16h. Pas de mendiant.

Je repassais le lendemain. Pas de mendiant.

  Et ma culpabilité devint gigantesque. Car peut-être avait-il eu besoin de cette thune à ce moment-là et pas à un autre; peut-être qu'avec 3 euros de plus, il aurait pu bouffer; 3 euros de plus, un sandwich au jambon et un café et survivre encore à ce froid, à cette journée difficile, encore un jour de plus avec un peu plus d'énergie dans l'estomac. Peut-être qu'il est mort ce jour-là de ne pas avoir eu ça.

Je m'en veux.

  Je m'en veux. J'ai pensé d'abord à ma survie avant de penser à la sienne. Est-ce que ça fait de moi un assassin? Ah, ça amène loin, hein, les phénomènes paranormaux! Loin dans la gamberge. Les rationalistes de tout bord doivent pisser de joie en lisant ma prose et mes délires, pas vrai?

  Dans le film Un jour sans fin, Bill Murray vit sans cesse le même jour; le même, avec les mêmes évènements, toujours les mêmes du matin au soir; il ne peut sortir de cette journée sans cesse recommencée. Il se suicide plusieurs fois, oui, plusieurs fois, parce qu'après chaque suicide, il se réveille de nouveau tous les matins à 6 heures, réveillé par la même chanson sur son radioréveil.    

  Dans cette journée sans cesse recommencée, il lui arrive de croiser un mendiant. Il le croise donc chaque jour; et puis un jour  - toujours le même jour, donc, - le mendiant fait un malaise. Il l'amène à l'hôpital puis il apprend quelques minutes plus tard qu'il est mort. Sa réaction est celle d'un homme en colère. "Pas aujourd'hui!" Il ne peut pas mourir en ce jour magique qui le piège dans le temps encore et encore et encore. Alors il entreprend de revoir le mendiant et lui paye à bouffer, à boire, lui loue une chambre... Au bout de la journée, il voit que le mendiant est toujours vivant. Il ne mourra plus ce jour-là. Grâce à son aide. Il sait que le lendemain, il faudra tout recommencer puisqu'il vivra encore le même jour. Mais il sait que s'il prend soin du mendiant de la même façon, ce dernier ne mourra pas au bout de la journée. En étant prisonnier du temps, il comprend qu'il apprend à devenir un homme meilleur.

  Et il finit par sortir de ce jour sans fin pour retrouver la normalité des jours suivants. Je mets en parallèle ce film et ma petite histoire pour y voir un peu la même chose. Le sens de la survie, notamment par l'argent, sa présence, son absence, son abondance, tout cela est très fort chez moi. Un centime d'euros, c'est une goutte de sang. C'est ce qui me permet de rester vivant. C'est le bout de pain que le prisonnier des camps d'extermination met dans la bouche de son copain en train de mourir, ce qui le réveille, le fait survivre, et finalement le voit survivre aux camps de la mort et à la guerre. C'est la balle de match contre toi que tu sauves puis tu retournes le match et tu le gagnes. Et là en tout cas pour moi tout le problème est là. Si je te donne une goutte de sang, c'est mon sang, c'est ma vie que je mets en danger en voulant t'aider à sauver  la tienne. C'est pour ça que je m'efforce de ne jamais rien donner aux mendiants. Parce que je crois sincèrement que je mets en danger ma vie en leur donnant ce bout de pain qui me manquera demain ou après-demain. Ma survie logiquement, normalement, s'oppose à la solidarité. C'est d'ailleurs notre credo à nous, humains de la terre. Chacun pour soi. Et on fait semblant de jouer au jeu de la solidarité. Mais comment expliquer le geste du prisonnier des camps de la mort qui s'enlève le bout de pain qui le fera survivre pour le donner à son camarade qui va mourir s'il ne le bouffe pas tout de suite? Comment l'expliquer?

Quelle est la vraie nature de l'âme humaine?

   J'ai pas donné à ce moment-là parce que je ne voulais pas et parce qu'ayant ensuite compris l'injonction qui m'était faite, je pensais après que j'avais le temps de me rattraper par la suite. Non. On n'a pas le temps. C'est tout de suite qu'il faut faire quelque chose. J'ai échoué au test.

  Mais je repasserai à Casablanca. Et si je revois le mendiant, s'il n'est pas mort entre-temps, je lui filerai un billet de 5. Et là vous aurez le droit de penser que je suis cinglé.

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